Dimanche 24 juin 2007 7 24 /06 /Juin /2007 21:57

L’effet Doppler ,
Jean Rosmorduc & Dominique l’Elchat,
25 mots clé de la culture scientifique


MC : onde, son, lumière, fréquence apparente, longueur d’onde, décalage du spectre.

Notes : Cet article expose un remarquable exemple d’application d’un phénomène scientifique à différentes autres sciences et à des secteurs inattendus de la vie sociale.

Contenu : L’effet Doppler, découvert et étudié au XIXe siècle par Christian Doppler(en 1842) dans le cas du son et par Hippolyte Fizeau(en 1848) dans celui de la lumière(on parle alors d’effet Doppler-Fizeau), a conduit à la mise au point de pratiques expérimentales, d’outils de détection et de mesure, qui sont aujourd’hui utilisés dans de multiples domaines : l’astrophysique, l’exploration médicale, les techniques militaires et civiles etc.

Qu’est-ce que l’effet Doppler ?
Afin de permettre une compréhension facile de cet effet cet article présente une image très claire, développée par E. Schatzmann dans deux de ses livres, Les enfants d’Uranie et L’Expansion de l’univers. En voici un résumé : « Au bord d’une rivière dont le courant est de 1 m/s, je jette, toutes les secondes, une feuille morte qui va dériver au fil de l’eau. Je crée ainsi une file de feuilles séparées les unes des autres d’un mètre. À 100 m de là un observateur immobile verra les feuilles arriver et défiler à raison d’une feuille par seconde. S’il remonte la rivière pour venir vers moi à la vitesse d’1 m/s par exemple, il verra les feuilles passer plus fréquemment qu’avant ; sa vitesse et celle du courant s’ajoutent et les feuilles toujours séparées d’1 m lui paraissent défiler à raison d’une feuille toutes les 1/2 secondes : la fréquence apparente augmente à la rencontre du courant. S’il fait maintenant demi-tour en s’éloignant de moi à la vitesse de 0.5 m/s, alors les feuilles défileront plus lentement, à raison d’une feuille toutes les 2 s, la vitesse de l’observateur se soustrayant à celle du courant. Si, enfin, il descend la rivière à la vitesse du courant, il se trouvera toujours à la hauteur de la même feuille. Il ne verra plus défiler les feuilles. L’intervalle de temps entre le passage des deux feuilles est devenu infini. De même, on ne peut pas causer avec un interlocuteur qui s’éloigne à la vitesse du son. » .
Scientifiquement : quand un son est émis à une certaine fréquence par une source en mouvement, l’observateur qui écoute reçoit l’onde sonore, dont la fréquence apparente change du fait du mouvement. Il en est de même si l’émetteur est immobile et l’observateur en mouvement. Un exemple : on suppose une voiture qui vient vers nous avec son klaxon bloqué fonctionnant en permanence, le son que nous recevons est d’autant plus aigue( i.e sa fréquence est plus élevée) que la voiture se rapproche de nous (et d’autant plus aigu que sa vitesse est grande). Dans l’image de E. Schatzmann, ce qu’il décrit est simplement un transport mécanique et continue de matière , les feuilles, tandis que notre phénomène est une propagation d’onde dans l’air, qui est aussi un effet mécanique, cela correspond au cas où l’observateur marche vers la personne qui laisse tomber les feuilles. Si la voiture passe devant nous et s’éloigne, toujours en klaxonnant, alors le son perçu devient de plus en plus grave (baisse de la fréquence perçue par l’oreille), cela correspond au cas où l’observateur s’éloigne de la personne qui laisse tomber les feuilles. Il est tout de même à signaler que l’étude de Doppler est généralisable à tous les types d’ondes, en particulier la lumière. Ce cas a été étudié par H. Fizeau (un français), il eut l’idée de s’en servir pour déterminer la vitesse relative d’une étoile par rapport à la Terre : si l’étoile s’éloigne de nous, la fréquence apparente de la lumière qu’elle émet diminue (et donc la longueur d’onde augmente), si elle se rapproche de nous alors la fréquence augmente (et “lambda” diminue). Fizeau en expérimente les conséquences sur le spectre de l’étoile, qui est comme une carte d’identité de l’étoile. Quand la source est immobile (ou, pour l’étoile, est située à un endroit en apparence fixe), le spectroscope forme un spectre parfaitement reconnaissable. Si elle se rapproche de nous, tout se passe comme si le nombre des ondes lumineuses, reçues par nous, augmentait, la fréquence de chacun des rayonnements reçus augmente ; chacune des raies initiales du spectre change de couleur (et donc de place), en allant vers les radiations de plus haute fréquence, soit vers la raie violette. Dans le cas où elle s’éloigne, tout se passe comme si le nombre des ondes diminuait, la fréquence des rayonnements reçus diminue et les raies se déplacent vers la raie rouge. C’est ce qu’on appelle le décalage du spectre, vers le violet dans le premier cas et le rouge dans le second. La multiplicité des applications de l’effet Doppler-Fizeau à l’astronomie est très grande. On peut, entre autres, l’utiliser pour confirmer la rotation du Soleil sur lui-même.

Applications
Émettre une onde vers un objectif sur lequel elle se réfléchit, recevoir l’onde réfléchie et l’étudier permet (pour différents types d’onde) des applications intéressantes dans plusieurs domaines. Quand l’objectif est en mouvement, il s’agit de l’effet Doppler et l’on peut dans ce cas, déterminer la vitesse du mobile et ses variations. Une application très connue est l’actuel sonar qui sert à la détection des sous-marins, au repérage des bancs de poissons, à la mesure des profondeurs marines, à l’étude des fonds sous-marin, etc. Le Doppler est également une échographie, mais sur une matière en mouvement. C’est essentiellement dans l’observation de la circulation sanguine dans les vaisseaux qu’il intervient. Il rend possible la mesure de cette vitesse de circulation, il permet de repérer les étranglements possibles, tant dans les vaisseaux cérébraux que dans ceux du cœur et des membres. C’est aussi grâce à (ou à cause de, pour certains) l’effet Doppler que les automobilistes se font flasher sur les routes, le radar est en effet l’une de ses applications.

Compléments :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Effet_Doppler-Fizeau
http://www.univ-lemans.fr/enseignements/physique/02/meca/doppler.html
http://www.e-scio.net/ondes/doppler.php3

 

Par Sossou Germain - Publié dans : Sources diverses
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Dimanche 24 juin 2007 7 24 /06 /Juin /2007 21:25

Débat sur les nanotechnologies


Claude Weisbuch et claire Weill,


http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3328,36-819228@51-818396,0.html


MC: nanotechnologies, danger des nanotechnologies, danger des technologies


Notes: cette enregistrement n'est pas très concluant. En effet, les deux protagonistes sont d'accord pour dire que les nanotechnologies ne sont pas un problème très important à l'heure actuelle. Il est donc necessaire, d'après moi de comparer ceci à d'autres articles scientifiques. De plus Claude Weisbuch considère avec mépris les non-scientifiques, ce qui est regrettable.


Contenu: Le débat est animé par deux scientifiques, Claude Weisbuch, qui est pour les nanotechnologies et leur développement et Claire Weill qui est présente pour moduler ces propos et exposer les dangers qui existent sur les nanotechnologies.


     Tout d'abord, Claude Weisbuch nous donne des exemples de nanotechnologies qui nous entourent dans la vie de tous les jours et qui l'améliore. Par exemple, des composants électriques, des lasers, les disques dur de nos ordinateurs, dans les cosmétiques, les pneus, les médicaments… En effet les nanotechnologies améliorent notre vie de tous les jours, dans différent domaine, comme la médecine, il est possible que les nanotechnologies nous permettent d'allonger notre durée de vie et notre confort, faire des économies d'énergie. Les nanotechnologies pourraient permettre d'augmenter le rendement des panneaux solaire…


     Ensuite il nous explique qu'il y a trois acteurs qui animent le débat sur les dangers des nanotechnologies sur la scène internationale. Premièrement, il y a les scientifiques qui sont confronté aux nanotechnologies dans la vie de tous les jours comme lui-même. Deuxièmement, il y a des rêveurs qui ne sont pas trop au courant des possibilités de la science et qui est composé essentiellement de non scientifiques. Enfin il y a les critiques des nanotechnologies.


     Puis après que Claude Weisbuch, nous ait dressé l'historique des nanotechnologies, il nous définit précisément ce qu'ils sont (C'est la mise en œuvre des phénomènes nouveaux sur des dimensions nanométrique, et il faut que ces objets soient utilisable à notre échelle). Cependant il insiste sur le fait que il existe beaucoup de domaines différents sur les nanotechnologies. Donc il est difficile de les définir avec précision, et de nombreux amalgames sont faits. Il insiste à plusieurs reprises sur le fait que les risques des nanotechnologies ne sont pas spécifique à elles-mêmes mais ils ont les mêmes que les autres objets que l'on fabrique. Ces risques se définissent par la toxicité du produit, par la dose utilisée et par le temps d'exposition aux technologies dont on étudie la dangerosité. Les solutions qu'il propose sont les suivantes. Premièrement, il faut prendre les précautions nécessaires pour que les gens qui les fabriquent ne courent aucun danger, puis, que ces objets ne soient pas dangereux pour leurs utilisateurs, et enfin qu'on puisse recycler ces produits une fois qu'ils ne sont plus utilisés. Or l'analyse du cycle de vie n'est pas faite. En ce qui concerne les nanotechnologies, le problème lié à la plus ou moins grande exposition aux nano particules ne se pose pas car il existe des populations qui vivent au milieu de nano particules (les argiles) sans aucun problème. Donc le problème qui pourrait exister porte sur le devenir des nano particules.


     De plus, il affirme que l'on ignore vraiment la dangerosité des nanotechnologies. Il existe 1000 fois plus d'articles sur le web sur la dangerosité des nano particules que d'articles scientifique à ce sujet. Claude Weisbuch affirme que les composés nano technologiques actifs seuls peuvent être dangereux mais que ces matériaux ne sont que très peu utilisés.


     D'autre part Claire Weill insiste très longuement sur la nécessité d'utiliser avec une grande précision les termes. En effet il existe de nombreuses confusions sur les termes dans le domaine de la nanotechnologie car on ne sait pas exactement de quoi on parle. En ce qui concerne les dangers liés aux nanotechnologies, elle pense que les risques sanitaires sont importants à cause de la toxicité des nano particules. Mais elle aussi est d'accord pour dire que les nanotechnologies ne sont pas les dangers les plus importants qui existent dans notre société.


     Ensuite elle insiste sur l'existence du projet R.E.A.C.H. Lorsque une substance est dangereuse c'est à l'état de la retirer du marché. Mais il est difficile de savoir au moment où un chimiste créé une particule nano technologique, si elle est potentiellement. En effet, on ne peut pas savoir toutes les utilisations qui seront faites de cette découverte. De plus des dangers peuvent se ressentir au niveau de la création des particules nano technologiques. Comme elles sont fabriquées en très grand nombre on ne peut pas faire des nano particules strictement identiques. Ainsi un certain nombre diffère de "la norme" et se sont celles qui peuvent présenter un vrai risque.


     Puis, il y a des problèmes liés à la propriété des nanotechnologies dont découle des problèmes d'éthiques, des problèmes d'utilisation, est-ce que les riches et les pauvres auront le même accès à ces produits? Les différences d'accessibilité entre nord sud. Contre quoi Claude Weisbuch répond que les nanotechnologies peuvent être une solution pour des pays en voie de développements. De plus il répond que les coûts de production ne doivent pas être excessif sinon il vaudra mieux utiliser les produits existants. Pour finir en ce qui concerne la propriété industriels des produits, il pense que des progrès vont être fait comme l'a démontré la position du Brésil par rapport aux trithérapies.


     Enfin Claire Weill se demande si la réponse à un problème posé peut être résolut par un texte. Pour elle le principe de précaution est très important. Quant au problème du cycle de vie d'une nano particule soulevé par Claude Weisbuch, elle ne sait pas du tout comment y procéder à l'heure actuelle.


Par Jeanty-Ruard Benjamin (2006-2007) - Publié dans : Sur le Net
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Mercredi 25 avril 2007 3 25 /04 /Avr /2007 18:25

Condensats A l’assaut du monde,
Mathieu Grousson
Science & Vie n°1075, avril 2007, p.94-98.

MC : objets quantiques, adage, mesure de haute précision, effet Casimir-Polder, supercalculateur, physique atomique, zéro absolu.

Notes : Cet article de physique quantique reste très abstrait malgré de bonnes illustrations. Il est donc nécessaire d’approfondir le sujet et d’avoir des connaissances solides en matière de physique pour en tirer tout son sens. Il délivre n’est en moins un message d’espoir pour tous les scientifiques. J’ espère que ce sujet sera repris dans les mois à venir par d’autres revues pour en approfondir les applications et leur fonctionnement. 

Contenu : Tout d’abord, le principe des condensats est d’enfermer des atomes à l’état gazeux dans une grande cuve et de les porter à une température proche du zéro absolu pour qu’on ne puisse plus les dissocier. Ce principe à été découvert il y a 90 ans par Bose et Einstein et réalisé expérimentalement en 1995 par Eric Cornell et Carl Wieman. Cependant, on s’interrogeait encore quant à leurs applications. C’est bien là même, le principe de la science fondamentale : chercher pour comprendre et non dans le but d’en tirer des bénéfices. On a enfin découvert qu’il permettait des applications plus qu’imprévues telles que les mesures de hautes précisions (champs électrique et magnétique, effet Casimir-Polder) ou la résolution de calculs complexes (où même le plus puissants des ordinateurs reste impuissant). Les condensats ont même trouvés une place dans la météorologie. L’imagination des chercheurs s’emballe ! ce qui nous fait penser que les condensats trouveront d’autres applications que celles de la physique pure.

Compléments : http://fr.wikipedia.org/wiki/Condensat_de_Bose-Einstein.

 

Par Bidon Nicolas (2006-207) - Publié dans : Science & Vie
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Mardi 24 avril 2007 2 24 /04 /Avr /2007 11:44

Variabilité - limite - stabilité

Texte voté au Conseil Supérieur de l’Education du 5 février 2007

 

Il s’applique dans les classes préparatoires de seconde année, affectées ou non d’une étoile, des filières mathématique et physique (MP), physique et chimie (PC), physique et sciences de l’ingénieur (PSI), physique et technologie (PT), technologie et sciences industrielles (TSI), technologie, physique et chimie (TPC) et biologie, chimie, physique et sciences de la Terre (BCPST), technologie-biologie (TB) pour l’année scolaire 2007-2008.

RAPPEL D’UN DES OBJECTIFS DE FORMATION DES TIPE : INITIATION A LA DEMARCHE DE RECHERCHE SCIENTIFIQUE

Lors des Travaux d’Initiative Personnels Encadrés, l’étudiant a un travail personnel à effectuer, qui le met en situation de responsabilité. Cette activité est en particulier une initiation, un entraînement, à la démarche de recherche scientifique dont chacun sait que les processus afférents sont nombreux et variés. L’activité de TIPE doit amener l’étudiant à se poser des questions avant de tenter d’y répondre. En effet, le questionnement préalable à l’élaboration ou à la recherche des solutions est une attitude courante que pratiquent les scientifiques, chercheurs, ingénieurs. La recherche scientifique conduit à l’élaboration d’objets de pensée et d’objets réels qui participent au processus permanent de construction de la Science à l’œuvre et portent le nom d’inventions, de découvertes et d’innovations scientifiques et technologiques. La mise en convergence de travaux de recherche émanant de plusieurs champs disciplinaires assure le progrès des connaissances et permet des avancées dans l’intelligibilité du monde réel.

INTITULE DU THEME TIPE POUR L’ANNEE SCOLAIRE 2007-2008

Pour l’année 2007-2008 le thème TIPE commun aux filières BCPST, MP, PC, PSI, PT, TB, TPC, TSI est intitulé : variabilité - limite - stabilité

COMMENTAIRES

La production personnelle de l’étudiant en TIPE doit être centrée sur une véritable démarche scientifique réalisée de façon concrète. L’analyse du réel, de faits, d’objets... doit permettre de dégager une problématique en relation explicite avec le thème proposé. La recherche d’explication comprend une investigation mettant en œuvre des outils et méthodes auxquels on recourt classiquement dans tout travail de recherche scientifique (observations, réalisation pratique d’expériences, modélisations, formulation d’hypothèses, validation ou invalidation de modèles, etc.). Cela doit amener l’étudiant à découvrir par lui-même, sans ambition excessive, mais en sollicitant ses capacités d’invention et d’initiative.

CONTENUS et MODALITES

Le travail fourni, dans le cadre des TIPE, doit comporter une production personnelle de l’étudiant (observation et description d’objets naturels ou artificiels, collecte, tri et traitement de données, mise en évidence de phénomènes, expérimentation, exploitation de l’outil informatique, modélisation, investigation de nouveaux champs d’application ....) réalisée dans le cadre du sujet choisi adhérant au thème. Cette production ne peut en aucun cas se limiter à une simple synthèse d’informations collectées, mais devra comporter une « valeur ajoutée » apportée par l’étudiant.

Les étudiants effectuent ces travaux de façon individuelle ou bien en équipe (petit groupe d’au maximum cinq étudiants), ce qui sera le cas le plus fréquent en recherche. Dans le cas d’un travail organisé collectivement le candidat devra être capable à la fois de présenter la philosophie générale du projet, et de faire ressortir nettement son apport personnel à cette œuvre commune.

Par Jean-Philippe Qadri - Publié dans : Sujets TIPE
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Lundi 19 mars 2007 1 19 /03 /Mars /2007 13:11

Comment  la physique explique-t-elle des cas spectaculaires de destruction des ponts?

Brochure du concours du Rallye Scientifique (au Gabon)  2006 : Architecture et sciences. p. 20-23

 

 

MC : ponts, soldats, pas cadencé, rafales de vent, oscillations, fréquence, résonance mécanique.

Notes :  cet article rend compte de la paradoxale vulnérabilité, d'ouvrages aussi solides que les ponts face à divers mouvements oscillatoires allant du simple passage d'un régiment de soldats à des rafales de vents pas très violentes.

Contenu :  
Le 18  avril 1850 à Angers, un régiment provoqua l'écroulement d'un pont suspendu enjambant le Maine simplement par le passage des soldats au pas cadencé. Un autre pont suspendu, cette fois-ci au Tacoma (USA) s'est effondré en 1940 par le seul effet de rafales de vent régulières sans être particulièrement violentes (60 km/h). Comment la simple marche d’un régiment peu nombreux ou des rafales de vent peu violentes peuvent-elles détruire un pont ? La réponse : le phénomène de résonance mécanique. Lorsqu’un système mécanique pouvant vibrer (osciller) est mis en oscillations forcées par un phénomène extérieur, celui-ci impose sa fréquence de vibration au système. Il y a résonance lorsque la fréquence imposée devient égale à la fréquence propre (fréquence lorsqu’il oscille librement) du système mécanique. Ce phénomène se manifeste par des oscillations très fortes, bien plus fortes que celles du phénomène qui impose sa fréquence, pouvant entraîner la destruction du système.

 Et nos ponts dans tout ça ? Le pont suspendu joue le rôle du système mécanique pouvant vibrer. Les rafales de vent ou le pas cadencé jouent le rôle du système extérieur imposant sa fréquence de vibration au pont. Dans les deux exemples (Angers et Tacoma) il y a eu résonance, c'est-à-dire accord parfait entre la fréquence de vibration du vent ou du pas cadencé et la fréquence propre du pont. Les vibrations engendrées ont été suffisamment fortes pour détruire les deux ponts. Mais heureusement plus d’inquiétude à se faire sur un pont car depuis lors, les codes militaires du monde entier interdisent à une troupe de marcher au pas sur un pont  et lors de la construction d’un pont (c’est aussi valable pour les gratte-ciel), les constructeurs tiennent compte dans leurs études de la fréquence naturelle de l’ouvrage en lui donnant une valeur qui ne puisse pas correspondre à celle de rafales de vent.

 

 

Compléments :
Site imaginascience

Vous trouverez beaucoup plus d’infos sur le phénomène sur ce site, encore mieux vous y trouverez des vidéos montrant le phénomène (destruction d’un pont et sous d’autres formes). Vous découvrirez aussi  qu’il peu arriver que notre « crâne ou cerveau résonne au lieu de raisonner » à certaines fréquences.

 

 

 

 

Par sossou Germain (2006-2007) - Publié dans : Sources diverses
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